dimanche 16 juillet 2017

Une journée particulière à la ferme du Verdier.

 
Ils sont seize gamins accompagnés de leur « maître » Alexandre Rouger. Lui, carrure de rugbyman, voix posée, ton fraternel, veille sur ses écoliers de la très petite section à la grande. Il s’enquiert en permanence de leur bien-être et de leurs éventuels soucis. D’évidence on sent la complicité, la confiance, la bienveillance et la prévenance de l’enseignant vis-à-vis de sa troupe. Ils se promènent dans les allées des floralies. L’instituteur les occupe par un jeu où chacun détenteur d’une photo de plante doit la retrouver parmi les 200 spécimens exposés. Ils vont passer la journée au Verdier chez Bernard et Michèle Primois. « Ils connaissent bien Bernard qui d’ordinaire se déplace en classe pour leur montrer plein de choses et surtout les initier cette année à la vannerie. Alors, venir à la ferme, voir les animaux, visiter les floralies, mais surtout façonner du pain et des pâtes en pétrissant la farine et l’eau c'est une expérience enrichissante, leur première sortie de l'école. S'y ajoute la découverte du patrimoine » déclare Alexandre. Si au début ils n’osent pas, par crainte de se salir, ils comprendront vite qu’ici ce n’est pas tout à fait comme à la maison et s’emploieront à triturer et aplatir les matières essentielles à la fabrication de la pâte. Un déjeuner apprêté par Raul Quesada. Lui, en ce jour de congé du restaurant Bras, circule d’un atelier l’autre, s’affaire aux préparatifs de l'accompagnement pour les tagliatelles.  « C’est une sauce tomate dans laquelle j’ai adjoint des ingrédients et particulièrement de l’oxalis. J’ajouterais du ciste et de la pensée sylvestre au moment de la présentation. » De la cuisson des miches au service , le temps s’étale en discussions, remarques et considérations. Le jambon de pays en entrée ouvre les appétits, les assiettes apprêtées en cuisine arrivent dans une formule digne des meilleures tables. Les heures s’écoulent tranquillement chez Bernard et Michèle où l’on apprécie cette décontraction hors les rythmes habituels. On goûte les pensées sylvestres, mais on déguste les pâtes d’un insurpassable goût avec gourmandise, ainsi que le pain, avant de faire honneur à un Cantal affiné à la ferme du Verdier à damner un saint, suivi de beignets maison. Enfin les loupiots iront voir les animaux et rentreront à Laguiole les yeux pleins de découvertes. Prêts pour les vacances.