Ils sont 90 collégiens à franchir de nouveau les portes du Collège Louis‑Pasteur. Les anciens retrouvent leurs marques, les nouveaux apprivoisent les leurs. Dans les couloirs, ça se salue, ça se cherche, ça se raconte déjà l’été. Et pendant ce temps, l’équipe éducative, au complet, se tient prête : une année neuve, une énergie neuve.
Au cœur de cette rentrée, un dispositif qui attire les regards : la CHAMS. Quatorze élèves de quatrième et troisième, tous issus de la zone d’influence du collège, rejoignent ce niveau pas tout à fait comme les autres. On se souvient de l’annonce l’an dernier : curiosité, enthousiasme, et un succès immédiat auprès des familles et des collégiens.
Mais qu’est‑ce qu’une CHAMS, au juste ? Inspirée des CHAM pour la musique ou des CHAS pour le sport, cette classe s’adresse à des élèves volontaires, motivés, prêts à s’investir dans un parcours mêlant enseignements classiques et ouverture scientifique. Le dispositif impose une parité stricte — 50 % de filles et 50 % de garçons — pour encourager l’accès de ces demoiselles aux réseaux scientifiques et de technologie.
Le cycle associe les professeurs de Louis Pasteur à des intervenants extérieurs : chercheurs, ingénieurs, étudiants du supérieur, professionnels du secteur technique. En plus du programme standard de 26 heures hebdomadaires, les collégiens bénéficient de 2 à 3 heures supplémentaires dédiées à la démarche scientifique.
Cette année, la CHAMS explore la couleur : un fil conducteur qui traverse les spécialités. Les cours s’articulent autour d’un projet collectif annuel, mené en interdisciplinarité — mathématiques, SVT, physique‑chimie, technologie — pour donner du sens, du concret, et une touche d’audace aux apprentissages.
Une CHAMS, oui… mais la seule du Cantal. Une singularité assumée et portée avec simplicité et humilité, comme un petit éclat de nouveauté dans le paysage éducatif caldagués.



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