Dimanche 20 septembre, la cité thermale s’est réveillée avec ce frisson particulier que seuls les grands jours savent offrir. Dans l’air flottait déjà quelque chose de chaud, de vivant, de profondément auvergnat : les us et coutumes de notre pays étaient à l’honneur, célébrés avec ferveur pour la neuvième édition de la Fête du Folklore, orchestrée par la Bourrée du Caldaguès.
Depuis quatre décennies, l’association veille comme une gardienne bienveillante sur le patrimoine immatériel du Caldaguès et d’ailleurs. Pas de bourrée transmis comme des secrets de famille, cabrette et accordéon qui racontent mieux que des livres, costumes d’époque soigneusement préservés : tout cela tisse un lien puissant entre les générations et fait rayonner la culture locale bien au-delà des frontières de la commune.
Cette journée s’inscrivait dans les Journées Européennes du Patrimoine, et la présidente le rappelait avec conviction :
« Le folklore, les musiques, les danses, les chants traditionnels, les objets du passé… tout cela fait partie de notre patrimoine commun. Et c’est ce patrimoine que nous allons célébrer aujourd’hui, dans une journée que j’espère riche en partage autour de notre passion commune. »
Car le folklore, c’est cela : des échanges, des rencontres, des sourires qui se répondent, des mains qui se tendent.
Deux groupes invités, deux héritages, deux couleurs de montagne
Cette année, deux ensembles ont apporté leur souffle propre à la fête :
Les Mailles et Béguines, venus de Megève, héritiers de la Haute‑Savoie. Leur nom évoque déjà le costume : la Maille, lourde veste en laine des hommes, et la Béguine, coiffe élégante des femmes. Quadrilles, polkas, rondes… leurs danses font revivre l’âme alpine du XIXᵉ siècle. Un Savoisien, avec cet humour montagnard qui ne manque jamais sa cible, rappela même l’identité historique de l’ancien duché de Savoie avant son rattachement à la France en 1860.
Pied de Vigne, descendants de la Haute‑Loire, porteurs des danses du Massif central : bourrées, polkas, mazurkas, rondes. Une pratique, une conservation, une transmission — comme un fil tendu entre les villages, les époques, les mémoires.
Un défilé, une source fumante, une salle comble
Le traditionnel défilé d’avant‑spectacle a traversé la ville, passant par la fameuse Source du Par, dont l’eau chaude naturelle enveloppe toujours les visiteurs d’un nuage de vapeur. Les pensionnaires de l’EHPAD ont eu droit à leur moment de fête, salué par les danseurs avec une tendresse qui vaut tous les discours.
Puis vint le spectacle : plus de deux heures dans une salle Beauredon pleine, vibrante, attentive, joyeuse. Les danses se succédaient, les musiques s’envolaient, les costumes tournaient comme des pages d’histoire. Et pour finir, une grande ronde autour des spectateurs, pour affirmer : vous faites partie de nous, vous êtes dans la danse.
Cap sur 2027 : les 10 ans, un anniversaire à ne pas manquer
Avant de refermer cette journée lumineuse, la Bourrée du Caldaguès a donné rendez‑vous : septembre 2027, pour les 10 ans de la Fête du Folklore. Un anniversaire qui promet d’être un moment rare, un de ceux que l’on attend que l’on prépare, que l’on savoure longtemps.
Les sabots, eux, sont déjà prêts.



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