Tous les gamins rêvent, à un moment ou l’autre, de devenir
pompier. La profession demeure une de celles qui fascinent fortement,
mais qui n’attire pas forcément le plus. Le métier reste exigeant
de « courage et dévouement ». Le courage manque et le
dévouement se raréfie. La réalité s’avère souvent plus dure
qu’elle n’y paraît. C’est toujours par vocation que les
soldats du feu s’engagent dans cette voie. À l’occasion de la
fête nationale du 14 juillet, la caserne Caldagués a ouvert ses
portes. Le public a ainsi pu voir l’envers du décor et dialoguer
avec les hommes et femmes investis au quotidien. Le problème des
effectifs devient une préoccupation récurrente, notamment face aux
interventions en journée qui supposent que les employeurs acceptent
de laisser partir des salariés sur leur temps de travail. Une
contrainte de plus en plus délicate à gérer pour tous. Le conseil
départemental dont dépendent les services d’incendie et de
secours a impulsé une action pour faciliter cette mise à
disposition par les entreprises. Le recrutement devient une question
abordée en permanence et subie au quotidien. Les visiteurs pouvaient
recevoir les renseignements nécessaires sur les missions de
sapeur-pompier volontaire. Cela s’adressait à tout le monde, homme
ou femme. Mais cette journée possédait aussi un volet ludique. Des
animations se déroulaient, à destination des enfants
essentiellement, auxquelles se joignaient les parents. Tous
trouvaient la possibilité de manœuvrer une lance à eau ou bien de
s’exercer au parcours de fumée. Découverte de la caserne,
présentation des véhicules. Beaucoup, de jeunes montaient dans les
camions rouges où ils pouvaient appuyer principalement sur le
klaxon. Ce samedi 14 juillet, la journée se terminait par les
traditionnelles festivités : repas, défilé aux flambeaux feu
d’artifice et soirée dansante.
Et bien dansez maintenant à Intergénération
Tout a commencé le 21 octobre dernier, une soirée où plusieurs curieux se retrouvaient comme attirés par un élan identique, pour une première immersion dans l’univers vibrant de la danse traditionnelle, dite volontiers « trad ou folklorique ». Elle porte en elle la mémoire des villages, des saisons, des noces et des veillées. Elle circule de génération en génération comme un souffle ancestral, un fil invisible qui relie les êtres. Ici, point de scène ni de projecteurs : cette chorégraphie est avant tout un geste partagé, un cercle qui s’ouvre, une chaîne qui se constitue, une ligne qui avance au même rythme. Elle s’inculque par le regard, par l’imitation, par la joie simple d’être ensemble. « Je reproduis tout ce que l’on m’a appris », confie Joëlle Manenq, la formatrice, ancienne adhérente, depuis l’âge de cinq ans, de la Bourrée de Paris, elle a rapporté en Lozère un savoir patiemment transmis, qu’elle fait aujourd’hui rayonner à travers le projet « Dansons à Fournels »...

