Au cœur des étables à Caleden — Jean‑Luc Girod, l’œil qui respire l’Aubrac
Professionnel jusqu’au bout des doigts, Jean‑Luc Girod mène sa vie de photographe entre deux mondes : la ville, où il travaille et la campagne, où il retrouve son oxygène. Cet oxygène porte un nom : l’Aubrac. Il y a vingt‑six ans, une simple randonnée familiale a tout fait basculer. « Nous avions marché de gîte en gîte et l’Aubrac s’était imposé à moi, rude, lumineux, fascinant », confie‑t‑il. C’était en l’an 2000. Depuis, ce territoire est devenu son refuge, son atelier intérieur, au point qu’il y vit désormais une partie de l’année, dans le hameau de Saint‑Urcize. Là, derrière les pierres de granit de la vieille fermette, au coin du feu, il rêve, imagine, prépare les images à venir. Après avoir patiemment saisi les saisons qui balayent ces terres rudes comme l’écir, Jean-Luc Girod a ressenti le besoin d’aller plus loin : mettre en lumière les femmes et les hommes de l’Aubrac, ceux qui vivent au rythme des bêtes, du froid, du vent, de la patience. Beaucoup sont devenus des a...