Que la lumière de Flo Arnold soit !
À une heure du vernissage, chapelle des Pénitents, Florence Arnold nous accueille avec le sourire, une pointe d’humour au coin des lèvres. Elle découvre la région pour la première fois : « Je suis née en Alsace, en France », précise-t‑elle, avant de laisser remonter les souvenirs. Un mois après sa naissance, sa famille quitte la France pour la Côte d’Ivoire. Son père, souvent en déplacement en Afrique pour la construction de barrages, entraîne avec lui son épouse et ses deux filles. Côte d’Ivoire, Cameroun, Algérie : une enfance nomade, faite de départs et de poussière rouge. « Moi, j’adorais bouger », confie-t‑elle. « Pour ma petite sœur, c’était plus difficile ». De ce destin de terre et de rencontres, elle a tiré une identité ouverte, presque sans frontières : une citoyenne du monde. Ce mouvement perpétuel a façonné sa recherche artistique, nourrie de cultures croisées et d’apprentissages glanés auprès des autres. Cette mobilité entre l’Afrique et l’Europe lui donne une ...