Décidément ces vacances de
Toussaint auront été placées sous le signe des « petits
caldagués ». Votre serviteur l’avait prédit, il fallait
être de la soirée tropicale qui s’est tenue samedi à la salle
Beauredon. Ponctuation d’une joyeuse semaine de centre aéré. Le
meilleur s’offrait pour la clôture. Dés l’ouverture la
« vahiné » se découvrait, chaleureuse et pimentée.
Pulpeuse et pleine de charme elle chauffa l’assistance avec
beaucoup de prestance et d’énergie. Nous devons préciser, avant
toute confusion, que la « vahiné » est un cocktail
maison, une boisson adaptée pour cette veillée. Il fut difficile de
s’ennuyer dans une fête « caliente » au thème
« tropical ». D’abord, le spectacle des enfants rendait
hommage sans aucune rancune aux champions du monde de rugby avec une
reprise de leur fameux haka auquel les plus petits ajoutèrent une
chorégraphie hawaïenne. Et pour parachever le show, le
« waka-waka » l’hymne depuis cinq ans du centre aéré.
Vous en ignorer la teneur ? Tant pis pour vous il fallait être
présent. Exotisme et dépaysement ensuite avec un dîner dans les
îles pour un colombo de poulet et riz basmati suivi d'un dessert
typique des Antilles : gâteau ananas coco et salade de fruits
équatoriaux. Avec une belle fréquentation prés de 200 convives la
salle Beauredon bruissait de cet euphorisme de bonne compagnie, qui
fait oublier le temps, l’espace et l'ordinaire. La température
grimpa de plusieurs degrés lorsque « liberty music »,
Sébastien et Laurent animèrent les jeux. Grosse ambiance où tout
le monde participa : les enfants et les parents, les gamins et
les adultes. Sans omettre qu’au cours de la soirée
chanceuses et heureux propriétaires de tickets de tombola croiseront
une sérendipité pour un soin « escale dans les îles »,
une smart box « sensations et aventures », et de nombreux
lots pour tous loisirs. Le tout ponctué par un bal aux rythmes
endiablés des tropiques qui allumeront des étoiles dans les yeux
des présents et maintiendront le fond de l’air à un degré
confortable, propice au divertissement.
Le jour où Lucien Albuisson a tout perdu dans la maison Juéry.
Au moment où Saint-Flour communauté entame les travaux de restauration de la maison Juéry, il nous paraît utile de revenir sur le drame de 1956 qui détruisait le Moulin éponyme. Voilà 10 ans le seul vrai témoin, Lucien Albuisson acceptait de revenir sur cette tragédie. Cet espace est resté tel que l’incendie détruisit les bâtiments le 8 avril 1956. Ce dimanche matin, il est environ six heures, Lucien Albuisson est déjà levé. Il a promis au cantonnier Dandurand, là-haut sur la route de Maurines de lui aider à couper du bois. Son fils dort, sa femme aussi. Il évite tout bruit. Prend le seau et descend l’escalier sans fermer la porte comme il le fait souvent... Jette un œil au ciel en sortant. La fontaine d'eau chaude est à 50 mètres au-dessus du Remontalou. Il remplit son récipient. Presse le pas dans la froidure de l'aube. Il a encore gelé cette nuit-là, à pierre fendre. Revient vers l'immeuble. Le moulin est désaffecté, la boulangerie a cessé son activité, seul l...



