Le projet du « bois des plots » a souvent servi de pis
aller à quelques moments de pénurie estivale sans vraiment
déclencher une réalisation effective. La Commune de Chaudes-Aigues
a donc décidé de raccorder cette résurgence du « Bois des
Plots ». Depuis quelques semaines à peine, les travaux sont
terminés. Ils devraient protéger désormais le Caldaguès d’un
déficit de la ressource. Le réservoir de deux cents mètres cubes
est achevé et les tests d’étanchéité positifs ont accéléré
la mise en service. Il ne manque plus que de le recouvrir. La Mission
d’Assistance à la Gestion de l’eau (MAGE) départementale a
procédé à des mesures de jaugeage, afin de connaître la qualité
intrinsèque de cette source et ses flux. Depuis son captage le débit
relevé quotidiennement se situe entre 100 et 130 mètres cubes
jour. Le deuxième griffon ne sera pas engagé. Le potentiel
amplement suffisant permettra de rendre à la nature l' excédent
comme le prévoit le cahier des charges. La municipalité de
Chaudes-Aigues ne peut pas prélever plus de cent mètres cubes jour.
Aujourd’hui la conduite est mise en pression, le réservoir rempli.
Sur place il n'y paraît plus rien. Pendant plusieurs semaines le
lieu relevait d'un chaos quasi titanesque avec des tranchées de
plus de quatre mètres de profondeur. Des engins de chantiers :
Bulldozer, pelleteuse et autres « tombereaux » se sont
activés avant que l'hiver n’arrive. Aujourd'hui l'espace a
recouvré sa quiétude. L’écologue outre cette restriction de
prélèvement voulait préserver par la même occasion les droséras
et canneberges ainsi que la zone humide que compte le site. Des
contraintes certes pour le bon déroulement des travaux, mais dont on
retrouvera les effets dans la protection de la biodiversité.
L’ancienne réserve désormais inutilisée connaîtra un sort
définitif sous quelques semaines. Cette adduction des Plots dessert:
le village de vacances, Fridiéres, La Jarrige, une partie de la cité
Saint-Michel, l’Hert Nazat, Boissiéres, le Mourentes et Albinet.
Les captages dits de « Rioussalat » qui alimentaient ces
points sont abandonnés.
Madame Laveissiére fête ses 100 ans.
Atteindre cent ans avec autant de vivacité, de curiosité et d’élégance est un privilège rare, et Marie-Louise Boyer l’incarne avec une grâce qui force l’admiration. Elle naquit à Pierrefort le 17 juin 1926. Elle y passe son enfance et sa jeunesse. En 1949 elle épouse Maurice Laveissiére, instituteur, originaire d'Oradour. Le couple s’installe, pour raison professionnelle, à Chaudes-Aigues dans les années 1950. Son mari occupe le poste d’enseignant à Saint-Martial puis à Chaudes-Aigues. Madame Laveissiére prendra place derrière le guichet du bureau de poste et deviendra receveuse. La famille a d’abord habité une maison en bordure du Remontalou en lieu et place de « la brocante ». Puis Maurice bénéficiera d’un logement de fonction au collège avant d’aménager dans leur résidence construite à la cité Saint-Michel dans les années 1960. Un garçon Bernard, et deux filles Lucette et Dany naissent dans cet ordre. Aujourd’hui la centenaire compte cinq petits enfants et huit arriè...

