Chez les Pradenc il existe un vieux fonds pour le commerce :
tous les enfants d’Yvonne et Joseph sont dans la profession et plus
précisément celle de la limonade. Cet atavisme a poussé le plus
jeune Hervé à « travailler » dans la boutique familiale
dès qu’il a su compter. Après avoir poursuivi dans l’affaire
paternelle pendant 10 ans, une envie de retour à leurs racines,
Hervé et son épouse décident de rentrer en Auvergne. Ils passent
deux années à Cournon avant de s’en retourner fondamentalement en
Caldaguès où Joseph et Yvonne ont leurs habitudes de retraités.
Ils viennent de reprendre le bar du Remontalou, place du gravier. Le
temps de relooker l’espace et d’y apposer leur patte décorative
Angélique et Hervé sont désormais prêts à accueillir une
clientèle locale en hiver, thermale et touristique à la belle
saison. Avec un café à 1 euro, ils ont figé le petit noir à
ce tarif symbolique. Le couple va ajouter le mot « Snack »
à son activité. Restauration rapide et service à l’aune. Ils
veulent proposer une spécialité maison : le Saint-Nectaire
chaud dont bien évidemment ils ne nous dévoileront rien ou presque.
Du Saint-Nectaire, le secret réside dans son choix, chaud accompagné
d'une pomme de terre et de charcuterie. Dit ainsi cela n’a l’air
de rien, mais décrit par le patron la recette devient appétissante,
prend toute sa saveur. Un genre de raclette à déguster... Hervé
n’ira pas plus loin dans ses précisions. On pourra manger en
terrasse ou en salle : salade, croque-monsieur, assiette de
charcuterie, rien que des produits du terroir estampillés
« Remontalou », ce à toute heure de la journée. Une
« renaissance du Remontalou » comme l’affirmera un
client de ce café emblématique de la place du gravier pour
découvrir et apprécier quelques bonnes idées d’Angélique et
Hervé.
Anne Marie Chapuis, la fascination du portrait Anne Marie Chapuis a rencontré l’aquarelle il y a une quinzaine d’années. La magie des pigments dans l’eau provoque en moi une délectation extrême et se transforme en une passion inextinguible . Avant, elle ne connaissait rien, elle apprit alors avec une ferveur inapaisable qui l’élargissait de sa quotidienneté comptable. Depuis elle suit assidûment des stages où elle découvre des techniques qui lui permettent de progresser dans son art. « Je travaille l’aquarelle sur papier tendu sur châssis, en utilisant toutes les phases du cycle de l’eau, du très mouillé jusqu’au sec, pour pouvoir m’affairer sur les traits du visage. Avec cette méthode, j’observe les réactions et les effets induits de l’eau dans la peinture et vice-versa ». De Bob Marley à Che Guevara, en passant quelques anonymes, Anne Marie Chapuis présente ses œuvres à la médiathèque Caldagués de la rue Saint-Jacques. « Très vite, je me suis passionné...
