Dés le premier chapitre le ton est donné tel quel « L’art
du bien chier ». On se dit nous sommes là chez le « professeur
Choron ». Et Giulia Enders, jeune doctorante et nouvelle star
allemande de la médecine, de nous divulguer sur plusieurs pages
quelques conseils pour bien aller à la selle. C’est parfois comme
cela, un peu « pipi-caca ». On vous parle du trajet des
aliments de l’ingestion à l’évacuation en passant par la
digestion. On rit souvent à ventre déboutonné, on lit comme un roman ce bouquin consacré à
notre « deuxième cerveau » et son microbiote. Elle rend
ici compte des dernières découvertes sur un organe sous-estimé.
Elle explique le rôle que jouent les tripes sur le surpoids, la
dépression, la maladie de Parkinson, les allergies... Illustré avec
beaucoup d’humour par sa sœur, cet essai glorifie des entrailles
reléguées dans le coin tabou de notre conscience. Avec
enthousiasme, bons mots très souvent. Giulia Enders invite à
changer de comportement alimentaire, à éviter certains médicaments
et à appliquer quelques règles très concrètes pour faire du bien
à son ventre et à son cerveau ou le contraire. Cependant, le cœur
au ventre, n’attendez pas de trucs, conseils et astuces, genre
grand-mère, pour les embarras gastriques d’un ventre creux un
lendemain de cuite. Elle déchiffre, démontre avec les mots
ordinaires. Quand ils sont compliqués, elle explique et vous avalez
sans maux de tête ni indigestion les trois cents pages d’un livre
revigorant et inclassable. Sans peur au ventre, passez à la
bibliothèque, Véronique toujours à la pointe de l’actualité
littéraire, vous le prêtera sauf s’il est déjà emprunté. Vous
n’aurez plus qu’à vous inscrire sur la liste d’attente. Un
vrai succès ce « charme discret de l’intestin ». Vous
ne trouverez plus la même saveur à l’assertion shakespearienne
« je pense donc je suis » Il faut quand même posséder
un certain sens de l’humour et des mauvaises humeurs. Si le mien,
d’humour, vous déplaît passez votre chemin ce livre risque alors
de « vous donner mal au ventre » avec céphalées
induites.
Les 80 ans de l’ASCN dignement fêtés
Ils en parlaient depuis un an, et pas question de manquer ce rendez‑vous historique. Pour ses 80 ans, l’Association Sportive Caldaguès‑Neuvéglise a prouvé qu’elle avait toujours la fougue de ses vingt ans. Avec ses 80 licenciés – un clin d’œil du hasard – le club affiche une santé éclatante et une énergie intacte. Le président Jean‑Luc Boucharinc n’a pas compté ses heures pour préparer cette grande fête de fin juin. Même la météo semblait sous contrat : la canicule a validé son pari. L’objectif était clair : rassembler un maximum de monde. Les écoliers, ravis de taper dans le ballon, ont répondu présents, repartant fièrement avec une médaille offerte grâce au district du Cantal. Avant les festivités, place au discours du président, qui a salué toutes les générations du club, sans oublier René Gascuel, né en 1929, témoin vivant des premiers pas de l’association. Un maillot souvenir lui a été remis, symbole d’un parcours qui traverse huit décennies. Jean‑Luc a rappelé les grandes date...
