Ici, dans cette petite commune du Caldagués c’est madame le maire
qui joue les cicerones pour ces journées européennes du patrimoine.
C’est avec le sourire que Véronique Talon accueille les visiteurs
sur le parvis de l’église. Dés l’entrée dans l'édifice
religieux des tirages à disposition racontent l’histoire tragique
de ce village bombardé par les Allemands, aux maisons entièrement
incendiées. Seul le lieu de culte en réchappe d’où le titre
« toujours debout » de cette exposition. Des documents
qui révèlent Saint Martial avant la destruction en juin 1944 . Une
photo serait à l’origine du drame, elle montre le prêtre, le
maire et un détachement du groupe Revanche. Quelqu’un fera
circuler le cliché pris en avril 1944. L’élément déclencheur
restera sans doute l’exécution par le maquis de trois officiers
allemands. Et miracle aucun habitant du petit bourg ne sera blessé
ou tué. La discussion s’engage, les visiteurs échangent entre
eux, recoupent des informations qui permettent de reconnaître tel ou
tel sur les instantanés. Les participants apprendront l’existence
d’un tunnel qui passe sous l’église . L’exploration par deux
hommes de la commune évoque son effondrement au-delà des murs. Un
souterrain pour qui ? Pour quoi ? Depuis quand ? Le
mystère restera entier. La discussion se poursuivra à la salle des
fêtes autour d’ un copieux goûter.
Le jour où Lucien Albuisson a tout perdu dans la maison Juéry.
Au moment où Saint-Flour communauté entame les travaux de restauration de la maison Juéry, il nous paraît utile de revenir sur le drame de 1956 qui détruisait le Moulin éponyme. Voilà 10 ans le seul vrai témoin, Lucien Albuisson acceptait de revenir sur cette tragédie. Cet espace est resté tel que l’incendie détruisit les bâtiments le 8 avril 1956. Ce dimanche matin, il est environ six heures, Lucien Albuisson est déjà levé. Il a promis au cantonnier Dandurand, là-haut sur la route de Maurines de lui aider à couper du bois. Son fils dort, sa femme aussi. Il évite tout bruit. Prend le seau et descend l’escalier sans fermer la porte comme il le fait souvent... Jette un œil au ciel en sortant. La fontaine d'eau chaude est à 50 mètres au-dessus du Remontalou. Il remplit son récipient. Presse le pas dans la froidure de l'aube. Il a encore gelé cette nuit-là, à pierre fendre. Revient vers l'immeuble. Le moulin est désaffecté, la boulangerie a cessé son activité, seul l...

