Le SYTEC organise, depuis 2
ans, des rencontres avec le grand public dans les communes du
territoire. Une trentaine de personnes avait répondu à l’appel,
dont Vital Gendre le maire de Saint-Rémy-de-Chaudes-Aigues.
Questions, éclaircissements, interrogations, trucs et
astuces nourrissaient les conversations. Chacun dans les mains
un guide, soit un répertoire ou une fiche de tri, mais également un
vade-mecum pour le compostage, les pratiques écologiques ou
économiques pour dire stop au gâchis. La salle des fêtes bruissait
comme une ruche. Chaque année en France le gaspillage alimentaire
représente entre 20 et 30 kilogrammes par habitant. Un opuscule
abordait ce problème et apportait des solutions simples. Mieux
acheter pour mieux consommer. Congeler pour ne pas jeter de
nourriture. Donnait les équivalences d’une cuillère à café...
Les durées de conservation. Sublimer les restes. De tous âges et
toutes situations sociales on apprenait à fabriquer de la lessive.
On causait
paillage, jardinage, semences, recyclage. Les participants montraient
de l’intérêt pour chacun des ateliers. Partager, échanger,
dialoguer. Comme pour mettre en pratique et démontrer facilité et
possibilités des conseils le film de Martin Esposito « Le
potager de mon grand-père »
était projeté devant un public attentif. Sensibilisé aux usages de
l’aïeul le milieu rural n’a pas encore tout à fait perdu, voire
oublié, les bonnes habitudes des anciens. Échanger
sur la protection de l’environnement. Deviser sur nos comportements
au quotidien utiles et nécessaires, parfois futiles. Ce documentaire
demeure avant tout un hommage assumé au temps, à la simplicité et
à la patience du cultivateur. Respecter tout ce patrimoine
immémorial de gestes et d’actes vernaculaires qui ne doivent pas
disparaître. Cette matinée intergénérationnelle de partage de
recettes, d’expériences s’achevait autour d’un goûter,
préparé uniquement avec des produits en parfaite adéquation avec
les conseils édictés.
Madame Laveissiére fête ses 100 ans.
Atteindre cent ans avec autant de vivacité, de curiosité et d’élégance est un privilège rare, et Marie-Louise Boyer l’incarne avec une grâce qui force l’admiration. Elle naquit à Pierrefort le 17 juin 1926. Elle y passe son enfance et sa jeunesse. En 1949 elle épouse Maurice Laveissiére, instituteur, originaire d'Oradour. Le couple s’installe, pour raison professionnelle, à Chaudes-Aigues dans les années 1950. Son mari occupe le poste d’enseignant à Saint-Martial puis à Chaudes-Aigues. Madame Laveissiére prendra place derrière le guichet du bureau de poste et deviendra receveuse. La famille a d’abord habité une maison en bordure du Remontalou en lieu et place de « la brocante ». Puis Maurice bénéficiera d’un logement de fonction au collège avant d’aménager dans leur résidence construite à la cité Saint-Michel dans les années 1960. Un garçon Bernard, et deux filles Lucette et Dany naissent dans cet ordre. Aujourd’hui la centenaire compte cinq petits enfants et huit arriè...

