Les habitants de « Sansard vieux » ont effectué le
déplacement, traversé la 589, pour se rendre à « Sansard
jeune », bel exploit en ces temps de migration estivale réputée
noire par bison futé. Les qualificatifs accolés à Sansard furent
attribués par un facétieux de Sansard 2. Les colotis de
Sansard 1 ne l’ont pas récusé bien au contraire, ils ont de
l’humour. La dénomination pourrait bien rester ainsi. Nous
observons cependant que la plus jeune des lieux, la petite Julie, un
mois à peine, réside avec ses parents à « Sansard vieux ».
La raison première de ce déplacement l’un vers l’autre demeure
la conséquence d’une panne toujours irrésolue de l’éclairage
public à Sansard 1. Mais principalement et surtout pour le
banquet des voisins qui s’installait à l’embranchement de la
maison forestière, coupait en corollaire la route qui conduit à La
Vergne. Là, personne ne s’est plaint du fait, puisque les
exploitants du lieu-dit susnommé participaient aux agapes du
quartier. 69 commensaux se retrouvaient autour d’une tablée dont
ils apprécièrent un couscous préparé par un habitant de « Sansard
jeune », restaurateur de son état. De vingt heures à la
mi-nuit, la rencontre, le partage et l’échange primaient au cours
d’une soirée d’été frisquette que chacun affectionnait
particulièrement après l’épisode caniculaire. Nous ne répéterons
pas ici les effets positifs d’une telle réunion deux fois l’an.
L’occasion également de revoir certains devenus adultes revenir
s’attabler avec leur progéniture et raccrocher les souvenirs dans
les conversations, voire la nostalgie...
Des vœux, des projets : un village
Il y a 2 ans, dans son article retraçant ce moment des vœux, le journaliste du bulletin d'Espalíon, titrait : « Des projets à donner, le vertige ›› . Aujourd’hui ces projets deviennent réalité. Voici quelques extraits significatifs du discours de Michel Brousse Et nous pouvons le comprendre. Avec le conseil municipal nous nous sommes fixés l'objectif de remettre la commune au centre de son territoire, et de réhabiliter bien des équipements quelque peu négligés au fil du temps. Chaudes-Aigues est au cœur d'un territoire d'exception, au carrefour de l'Aubrac, des Monts du Cantal, en bordure de la Truyère (site classé), à deux pas de la Margeride. Il n’y a pas de tourisme qui vaille, s’il n’y a pas d'hébergement commercialisé. Si les touristes ne peuvent pas résider sur le territoire, ils ne restent pas, ils ne dépensent pas. Le business du tourisme, c'est le business de l’hébergement. L'an dernier à la même époque, nous connaissions deux choses...


