Les habitants de « Sansard vieux » ont effectué le
déplacement, traversé la 589, pour se rendre à « Sansard
jeune », bel exploit en ces temps de migration estivale réputée
noire par bison futé. Les qualificatifs accolés à Sansard furent
attribués par un facétieux de Sansard 2. Les colotis de
Sansard 1 ne l’ont pas récusé bien au contraire, ils ont de
l’humour. La dénomination pourrait bien rester ainsi. Nous
observons cependant que la plus jeune des lieux, la petite Julie, un
mois à peine, réside avec ses parents à « Sansard vieux ».
La raison première de ce déplacement l’un vers l’autre demeure
la conséquence d’une panne toujours irrésolue de l’éclairage
public à Sansard 1. Mais principalement et surtout pour le
banquet des voisins qui s’installait à l’embranchement de la
maison forestière, coupait en corollaire la route qui conduit à La
Vergne. Là, personne ne s’est plaint du fait, puisque les
exploitants du lieu-dit susnommé participaient aux agapes du
quartier. 69 commensaux se retrouvaient autour d’une tablée dont
ils apprécièrent un couscous préparé par un habitant de « Sansard
jeune », restaurateur de son état. De vingt heures à la
mi-nuit, la rencontre, le partage et l’échange primaient au cours
d’une soirée d’été frisquette que chacun affectionnait
particulièrement après l’épisode caniculaire. Nous ne répéterons
pas ici les effets positifs d’une telle réunion deux fois l’an.
L’occasion également de revoir certains devenus adultes revenir
s’attabler avec leur progéniture et raccrocher les souvenirs dans
les conversations, voire la nostalgie...
Le grand parcours rassemble toujours
Il y a les lambins qui passent de l’un à l’autre et qui discutent un peu comme si le temps s’était arrêté. Il y a un journaliste qui mitraille tout, partout, sans répit, son œil électronique capture plus de cent images et déjà un début de récit dans la tête. Il y a également le râleur patenté qui ne trouve rien à son goût, mais reviendra l’année suivante. Il y a des familles complètes pour cette sortie rituelle. Il y a un espace, celui des pistes, idéal pour ce genre de manifestation. Le club de ski local maîtrise parfaitement son domaine et sait accueillir des centaines de personnes. Ils sont tous là pour l’intendance : préparer l’aligot avec des saucisses pour le midi. Il y a ceux qui tombent amoureux de l’évènement et du plateau. Il y a les vététistes en VAE, de vraies mobylettes, selon un connaisseur amusé. Il y a celui qui a perdu ses lunettes de soleil. Cet autre inquiet pour le retour. Il y a le président du Parc Naturel Régional de l’Aubrac et celui du grand...


