Depuis le 6 mai l’association Intergénération squatte la chapelle
des pénitents pour y exposer les œuvres de ses membres qui
participent tout au long de l’année aux divers ateliers :
Dessin, rotin, patchwork, scrapbooking, mosaïque, art floral... Ces
unités évoluent au fil des envies, nourries des bonnes idées des
uns et des autres. Lors du vernissage, dans son liminaire
Viviane Gibelin rappelait les objectifs de l’association « Notre
préoccupation reste de proposer une animation de la vie sociale au
service des habitants et du territoire, ces activités sont
caractérisées par leur diversité, leur proximité, le fait
qu’elles s’adressent à des publics de toutes générations et
tous milieux sociaux. La multiplicité et la richesse, l’innovation
de nos activités participent et ajoutent au bien vivre ».
Ce bien-vivre se retrouve dans les réalisations des différents
adhérents par leur assiduité, leur application aux ateliers qu’ils
fréquentent. Et aux cimaises, presque trop petites, s’affichent
les œuvres qui osent pour l’occasion s’exposer au regard de
l’autre. Tant en peinture, dessin que rotin, patchwork ou mosaïque,
autant de diversité que d’artistes, mais ce qui peut surprendre le
béotien c’est la qualité qui prévaut sur la quantité. Si l’on
s’approche des étiquettes identitaires des œuvres, le visiteur ne
manquera de marquer son étonnement sur celui-ci ou celle-là qui
possède un réel talent ou imprime de son sceau personnel tel
portrait. Et l’on se prend au jeu de tout regarder d’un peu plus
prés, parfois de se montrer « critique » dans le bon
sens du terme, d’apprécier un panier tressé dans les meilleures
règles de l’art… De constater que finalement le patchwork, le
genre a bien évolué, accroché à l’entrée s’avère
terriblement moins ringard que l’on pourrait le croire en devenant
un fabuleux tableau géométrique qui ne dépareillerait pas un
intérieur, bien au contraire. D’aucuns devraient y croiser une
belle leçon d’humilité et l'opportunité de réviser leur
jugement. René Molines Maire profitait de cette tribune pour
remercier l’association de son habituelle disponibilité à ses
sollicitations. Sa motivation à vivifier le pays et sa capacité à
savoir mobiliser prés de 300 adhérents dans diverses occupations
dont on retrouve ici le témoignage de la pluralité. Quarante
personnes assistaient au vernissage. Exposition ouverte tous les
jours jusqu’au 20 mai de 10 à 12 heures et de 15 à 18 heures.
Madame Laveissiére fête ses 100 ans.
Atteindre cent ans avec autant de vivacité, de curiosité et d’élégance est un privilège rare, et Marie-Louise Boyer l’incarne avec une grâce qui force l’admiration. Elle naquit à Pierrefort le 17 juin 1926. Elle y passe son enfance et sa jeunesse. En 1949 elle épouse Maurice Laveissiére, instituteur, originaire d'Oradour. Le couple s’installe, pour raison professionnelle, à Chaudes-Aigues dans les années 1950. Son mari occupe le poste d’enseignant à Saint-Martial puis à Chaudes-Aigues. Madame Laveissiére prendra place derrière le guichet du bureau de poste et deviendra receveuse. La famille a d’abord habité une maison en bordure du Remontalou en lieu et place de « la brocante ». Puis Maurice bénéficiera d’un logement de fonction au collège avant d’aménager dans leur résidence construite à la cité Saint-Michel dans les années 1960. Un garçon Bernard, et deux filles Lucette et Dany naissent dans cet ordre. Aujourd’hui la centenaire compte cinq petits enfants et huit arriè...


