Qui ignore en caldagués que René Job et Jean-Paul Fraisse sont des
pécheurs accomplis ? Désormais tout un chacun le saura. Le 15
novembre dernier comme à l’accoutumée les voilà partis de
conserve sous Grandval à la pêche, histoire de passer un moment en
pleine nature, pour la promenade ou le seul plaisir du bord de l’eau.
Vers 16 heures René ferre quelque chose du bout de sa canne. Compte
tenu de la flexion du fouet, il pense « avoir du gros ».
Mais le lancer n’est pas approprié pour du brochet d’une telle
dimension. René va devoir ruser et user le carnassier qui tire sur
sa ligne. Et la bataille s'avérera délicate pour l’homme,
exténuante pour le poisson. « Je le laissais filer pour
mieux le ramener. La confrontation a duré plus d’une demi-heure.
Mais lorsqu’il arrivait au bord je m’apercevais que je ne le
sortirais pas sans l’aide précieuse de Jean-Paul avec son
épuisette » affirme notre pêcheur qui tient à associer
son camarade à cette prise exceptionnelle d’un mètre de long au
poids de 7 kilogrammes. Le carnassier se trouve aujourd’hui dans un
congélateur dans l’attente de le partager avec quelques amis
autour d’une table bien dressée.
Et bien dansez maintenant à Intergénération
Tout a commencé le 21 octobre dernier, une soirée où plusieurs curieux se retrouvaient comme attirés par un élan identique, pour une première immersion dans l’univers vibrant de la danse traditionnelle, dite volontiers « trad ou folklorique ». Elle porte en elle la mémoire des villages, des saisons, des noces et des veillées. Elle circule de génération en génération comme un souffle ancestral, un fil invisible qui relie les êtres. Ici, point de scène ni de projecteurs : cette chorégraphie est avant tout un geste partagé, un cercle qui s’ouvre, une chaîne qui se constitue, une ligne qui avance au même rythme. Elle s’inculque par le regard, par l’imitation, par la joie simple d’être ensemble. « Je reproduis tout ce que l’on m’a appris », confie Joëlle Manenq, la formatrice, ancienne adhérente, depuis l’âge de cinq ans, de la Bourrée de Paris, elle a rapporté en Lozère un savoir patiemment transmis, qu’elle fait aujourd’hui rayonner à travers le projet « Dansons à Fournels »...
