En
2016, le Festival de Musique baroque d’Auvergne fête ses 21 ans.,
imprégné encore et toujours de la sincérité d’une jeune fille,
son regard, ce besoin irrésistible de chanter, de danser follement
comme dans un champ plein de fleurs. Il a ce feu dans les yeux pour
offrir cette extraordinaire musique de Bach, Haendel, Vivaldi,
Rameau, Mozart, toujours pour réchauffer le cœur du mélomane
transformant le temps d’un concert les murs d’un édifice
gothique en un magnifique instrument de musique. Ce sera le mardi 9
août 2016 à 21 heures qu’il fera étape en l’église Saint
Blaise-Saint Martin de Chaudes-Aigues. C’est
à un tour du monde des compositeurs qu’invitent les Vivaldi et
Venise, Mendelssohn et Berlin, Rachmaninoff et Moscou, Kreisler ce
collectionneur de Stradivarius en France et aux États unis,
Beethoven à Bonn et Vienne, Chostakovitch à Saint-Pétersbourg. Ces
maestros étaient de considérables convives, gourmands de musique,
insatiables techniciens de l’harmonie se jouant de la mélodie pour
donner sans cesse des effets inattendus à leur imagination. Le Trio
Rostropovitch les incarnera pour un programme tout en rondeur.
Aleksander
Mazepa,
violon, a été lauréat du concours international Prokofieff de
Marioupol et second de celui de Musique du XXIe siècle à Kiev en
Ukraine. Barbara
Karaśkiewicz,
piano, est tenant du titre du premier concours Chopin de Varsovie et
Mozart à Gdansk. Elle se produit en concert tant seul qu’en
ensemble de chambre ou en phalange symphonique. Sergei
Rysanov
— violoncelle, gagnant de nombreux prix internationaux est depuis
1995 soliste de l’Orchestre de l’Opéra Baroque de Berlin. Entrée
15 euros.
Et bien dansez maintenant à Intergénération
Tout a commencé le 21 octobre dernier, une soirée où plusieurs curieux se retrouvaient comme attirés par un élan identique, pour une première immersion dans l’univers vibrant de la danse traditionnelle, dite volontiers « trad ou folklorique ». Elle porte en elle la mémoire des villages, des saisons, des noces et des veillées. Elle circule de génération en génération comme un souffle ancestral, un fil invisible qui relie les êtres. Ici, point de scène ni de projecteurs : cette chorégraphie est avant tout un geste partagé, un cercle qui s’ouvre, une chaîne qui se constitue, une ligne qui avance au même rythme. Elle s’inculque par le regard, par l’imitation, par la joie simple d’être ensemble. « Je reproduis tout ce que l’on m’a appris », confie Joëlle Manenq, la formatrice, ancienne adhérente, depuis l’âge de cinq ans, de la Bourrée de Paris, elle a rapporté en Lozère un savoir patiemment transmis, qu’elle fait aujourd’hui rayonner à travers le projet « Dansons à Fournels »...
