Nous ne rappellerons pas ici le principe des granges-galerie qui se
déroulent à La Roche Canilhac sur la commune de
Saint-Rémy-de-Chaudes-Aigues. Les organisateurs, « la bande à
Basile », ne mettait pas tous les œufs dans le même panier et
proposait à un public élargi d’autres motifs de visite. Le
minotier répondait présent avec en plus de sa machine un pétrin
adapté ainsi qu’un four mobile dans lequel il cuisait quelques
panons. Le sabotier, lui, tournait à l’envi des socques que
d’aucuns achetaient pour y ranger stylos et crayons, un plumier
original. On assistait à des démonstrations d’art floral
également. Des accordéonistes à l’abri de la chaleur jouaient
sous l’auvent du lavoir. On trouvait toutes sortes d’articles :
vaisselle, jouets et râteaux, chaises ou tables, vélos. Bref un
vide-grenier. En plus une sculpteure de ballons amusait les enfants
et une carriole transportait un panier bien garni dont le jeu
consistait à deviner le poids en donnant une pièce de deux euros.
Se tenaient une buvette et des accordéons en exposition, une calèche
dans laquelle on pouvait monter pour une promenade. On cuisait
surtout du pain au four dont le succès n’est plus à démontrer :
quelque deux cents tourtes furent préparées et vendues. Dans la
plus pure tradition. Et puis la journée se terminait par quelques
agapes solidement ancrées à un aligot saucisses. Rien de bien
miraculeux direz vous, certes mais un public apaisé et des
animations simples qui satisfaisaient le plus grand nombre. Enfin
Vital Gendre, le maire, ne gâchait pas son plaisir de retrouver ses
administrés dans la bonne humeur.
Le grand parcours rassemble toujours
Il y a les lambins qui passent de l’un à l’autre et qui discutent un peu comme si le temps s’était arrêté. Il y a un journaliste qui mitraille tout, partout, sans répit, son œil électronique capture plus de cent images et déjà un début de récit dans la tête. Il y a également le râleur patenté qui ne trouve rien à son goût, mais reviendra l’année suivante. Il y a des familles complètes pour cette sortie rituelle. Il y a un espace, celui des pistes, idéal pour ce genre de manifestation. Le club de ski local maîtrise parfaitement son domaine et sait accueillir des centaines de personnes. Ils sont tous là pour l’intendance : préparer l’aligot avec des saucisses pour le midi. Il y a ceux qui tombent amoureux de l’évènement et du plateau. Il y a les vététistes en VAE, de vraies mobylettes, selon un connaisseur amusé. Il y a celui qui a perdu ses lunettes de soleil. Cet autre inquiet pour le retour. Il y a le président du Parc Naturel Régional de l’Aubrac et celui du grand...


