L’ouvrage de Pierre Chassang sur Chaudes-Aigues rappelle que la
cardisserie en Caldagués fut la première source locale de revenus
pendant plusieurs décennies. Une exposition a présenté et souligné
en la chapelle des pénitents des 10 au 25 septembre inclus
cette histoire et celle, en 1986 d’une formation initiée dans
l’enceinte du collège Louis Pasteur. Le lieu a reçu la visite
d’une soixantaine de curieux au quotidien attirés spécialement
par la qualité de cette installation originale pleine
d’enseignements. L’événement a généré des moments
rétrospectifs avec des sympathisants attentifs, au fait du sujet,
qui portaient beaucoup d’intérêt sur la présentation et nombre
de personnes éminemment averties en la matière. Françoise
Charreire, artisan d’art, montrait ses productions et vêtements
ainsi que Michèle Dallon. Murielle Richer, tisseuse d’histoires
racontait ponctuellement des récits rien que pour l’amour des
mots, une série de contes de toutes sortes. Dominique Cardon
directeur de recherche émérite au CNRS disait tout sur les plantes
tinctoriales, les coques pastel, l’outillage textile. Les sixièmes
du Collège Louis Pasteur y effectuèrent une visite avec leur
professeur d’art plastique, Sandrine Boucharinc, dont le but
restait de s’attarder davantage sur les couleurs, leurs origines
(végétale, animale, minérale) et composition, de prendre
conscience de leur diversité naturelle. Rencontrer Mme McLean
qui s’est prêtée au jeu avec bienveillance et de découvrir les
matières qu’elle a utilisées dans sa carrière. Mme Palhol,
principal du collège, accompagnait également le groupe et cela lui
a donné envie de rallonger ce moment en invitant Mme McLean à
venir parler de son métier ultérieurement dans son établissement.
On le constate une présentation qui va sans doute jouer les
prolongations en plusieurs autres lieux et servir de projet
pédagogique aux collégiens à travers les couleurs, teintes… Mais
la principale visite et la plus réconfortante demeure celle d’une
délégation du musée de Saint-Flour afin de prendre date pour une
installation inspirée de « Couture en Caldagués ».
Le grand parcours rassemble toujours
Il y a les lambins qui passent de l’un à l’autre et qui discutent un peu comme si le temps s’était arrêté. Il y a un journaliste qui mitraille tout, partout, sans répit, son œil électronique capture plus de cent images et déjà un début de récit dans la tête. Il y a également le râleur patenté qui ne trouve rien à son goût, mais reviendra l’année suivante. Il y a des familles complètes pour cette sortie rituelle. Il y a un espace, celui des pistes, idéal pour ce genre de manifestation. Le club de ski local maîtrise parfaitement son domaine et sait accueillir des centaines de personnes. Ils sont tous là pour l’intendance : préparer l’aligot avec des saucisses pour le midi. Il y a ceux qui tombent amoureux de l’évènement et du plateau. Il y a les vététistes en VAE, de vraies mobylettes, selon un connaisseur amusé. Il y a celui qui a perdu ses lunettes de soleil. Cet autre inquiet pour le retour. Il y a le président du Parc Naturel Régional de l’Aubrac et celui du grand...
