Vous étiez tous simplement conviés, membre ou pas de l’association,
à retrouver les veillées d’autrefois à la salle Beauredon.
Intergénération organise ces soirées où l’on cause des gens et
du pays en ouvrant la mémoire locale avec la vôtre. Dans
le cadre de ces échanges transgénérationnels, chaque commune
orchestre une rencontre à thème au cours de la mauvaise saison.
Chaudes-Aigues confectionne des crêpes. Espinasse grille des
poignées de châtaignes. Jabrun décline les pommes. Lieutadés
prépare des galettes. Ceux qui veulent uniquement jouer à la
belote le peuvent. D’aucuns s’entretiennent de la fuite du temps
dans leur coin. Samedi dernier, donc les crêpes à point, fines,
garnies de confitures, garanties « bio » sollicitaient
les papilles. Le cidre, entre deux, lâchait ses bulles. Impossible
de résister à une pâte moelleuse, juste saupoudrée de sucre,
concoctée avec affabilité par quelques adhérentes. De ne pas
craquer. Obligation reste de s’adjoindre dans ces cas-là de bons
compagnons, fins gourmets, convives enthousiastes, dans un
environnement détendu et de circonstance comme toujours en
l’occurrence. Une veillée tranquille comme rarement rencontrée,
toute en quiétude. Roger Jack et Ludo voyageaient dans la culture
musicale locale avec chants, danses et autres antiennes du cru pour
échauffer l’ambiance de la soirée.. À l’issue vint le tirage
de la tombola avec une centaine de lots pour satisfaire le plus grand
nombre. La variété prévalait avec des paniers garnis, téléviseur,
cafetière, voyage, bons d’achat, repas gastronomique, places de
cinéma... Le sort attribua à Marinette
Calmels, l’objet de toutes les convoitises.
Deux artistes peintres pour un été, rue Saint‑Jacques
Comme chaque été, la médiathèque ouvre ses cimaises aux talents de l’atelier intergénération. Cette année, ce sont Mireille et Marie‑Claude qui ont l’honneur d’habiller les murs de la bibliothèque. Lorsque le journaliste arrive, il ne s’attend pas à être réquisitionné pour participer à l’accrochage des œuvres sur « les grilles ». Le voilà pourtant embarqué dans une chorégraphie improvisée avec ces deux dames qui observent, commentent, ajustent… et sourient avec le renfort solidaire de Véro, la médiathécaire. Très vite, un mystère s’installe. Impossible de savoir qui a peint quoi. Un clown malicieux, une guitare posée comme un souvenir, des paysages enneigés, des jonquilles éclatantes, un perroquet bavard, des poissons multicolores, une fenêtre aux volets bleus, une gondole glissant sur Venise, des gouttes suspendues… Rien ne trahit la main de l’une ou de l’autre. L’interrogatoire tourne court : leurs réponses sont des sourires, leurs silences des complicités. Ont‑elles décidé de...

