Il existe un moment couru de la population de
Saint-Rémy-de-Chaudes-Aigues c’est le rendez-vous que lui donne
Guillemette Marrannes, annuellement, en l’église pour son tour de
chant. Elle le leur offre : « Pourquoi faire payer
quand on peut le faire gratuitement ? ». Cette
rencontre estivale a été reportée pour des raisons familiales qui
éprouvèrent l’artiste. La soprano propose, en lieu et place du
précédent concert, donner les chants d’Auvergne de Joseph
Canteloube. Une prestation sous le sceau de la qualité, telle
qu’elle fut proposée précédemment en 2016. La cantatrice connaît
son Canteloube sur le bout des doigts en quelques phrases de
présentation elle posera l’ambiance de ces chants collectés et
orchestrés par Joseph Canteloube, interprétés par les plus
grandes. Guillemette est chez elle, connaît tout le monde. Elle
deviendra ce vendredi 25 août, en l’église de
Saint-Rémy-de-Chaudes-Aigues comme à l’accoutumée, chef de
chœur en déambulant dans le public pour l’encourager à reprendre
les airs avec elle. Au bord de la nuit, l’église retrouvera son
silence tandis que l’association vallée du Bés, la bande à
Basile, offrira sous la lumière de l’éclairage public le verre de
l’amitié. Au bout du compte vous passerez une exquise soirée
d’été en tous sens du terme dans une atmosphère chaleureuse et
amicale.
Au cœur des étables à Caleden — Jean‑Luc Girod, l’œil qui respire l’Aubrac
Professionnel jusqu’au bout des doigts, Jean‑Luc Girod mène sa vie de photographe entre deux mondes : la ville, où il travaille et la campagne, où il retrouve son oxygène. Cet oxygène porte un nom : l’Aubrac. Il y a vingt‑six ans, une simple randonnée familiale a tout fait basculer. « Nous avions marché de gîte en gîte et l’Aubrac s’était imposé à moi, rude, lumineux, fascinant », confie‑t‑il. C’était en l’an 2000. Depuis, ce territoire est devenu son refuge, son atelier intérieur, au point qu’il y vit désormais une partie de l’année, dans le hameau de Saint‑Urcize. Là, derrière les pierres de granit de la vieille fermette, au coin du feu, il rêve, imagine, prépare les images à venir. Après avoir patiemment saisi les saisons qui balayent ces terres rudes comme l’écir, Jean-Luc Girod a ressenti le besoin d’aller plus loin : mettre en lumière les femmes et les hommes de l’Aubrac, ceux qui vivent au rythme des bêtes, du froid, du vent, de la patience. Beaucoup sont devenus des a...
