Il existe un moment couru de la population de
Saint-Rémy-de-Chaudes-Aigues c’est le rendez-vous que lui donne
Guillemette Marrannes, annuellement, en l’église pour son tour de
chant. Elle le leur offre : « Pourquoi faire payer
quand on peut le faire gratuitement ? ». Cette
rencontre estivale a été reportée pour des raisons familiales qui
éprouvèrent l’artiste. La soprano propose, en lieu et place du
précédent concert, donner les chants d’Auvergne de Joseph
Canteloube. Une prestation sous le sceau de la qualité, telle
qu’elle fut proposée précédemment en 2016. La cantatrice connaît
son Canteloube sur le bout des doigts en quelques phrases de
présentation elle posera l’ambiance de ces chants collectés et
orchestrés par Joseph Canteloube, interprétés par les plus
grandes. Guillemette est chez elle, connaît tout le monde. Elle
deviendra ce vendredi 25 août, en l’église de
Saint-Rémy-de-Chaudes-Aigues comme à l’accoutumée, chef de
chœur en déambulant dans le public pour l’encourager à reprendre
les airs avec elle. Au bord de la nuit, l’église retrouvera son
silence tandis que l’association vallée du Bés, la bande à
Basile, offrira sous la lumière de l’éclairage public le verre de
l’amitié. Au bout du compte vous passerez une exquise soirée
d’été en tous sens du terme dans une atmosphère chaleureuse et
amicale.
Rodolphe Mathieu, une vie d’enseignant entre humour, brouillards locaux et collégiens
Lors d’une soirée chaleureuse entouré d’amis et de collègues, Rodolphe Mathieu a tiré le fil d’une carrière qui s’achève, non sans émotion, au moment où commencent pour lui des vacances définitives. Avec son humour coutumier, il a revisité quarante années d’enseignement, émaillées d’anecdotes précises, de souvenirs tendres et de quelques péripéties mémorables. Tout commence en 1986, année de son CAPES et… de la naissance de sa première fille. Son premier poste à Nîmes lui laisse un souvenir amusé : « Mes premiers élèves étaient meilleurs que moi, nous n’avions aucune notion de pédagogie », confiait-il avec un sourire. Le second poste le mène dans le Pas-de-Calais, en plein cœur d’un collège en ZEP. Il y découvre un métier exigeant, mais aussi une humanité forte, résumée par une expression qu’il n’a jamais oubliée : « Tu pleures quand t’arrives, et tu pleures quand tu t’en vas. » Avec sa famille, il choisit ensuite le milieu rural. Leur maison des Cévennes les conduit souvent à trav...
