Au moment où Saint-Flour communauté entame les travaux de restauration de la maison Juéry, il nous paraît utile de revenir sur le drame de 1956 qui détruisait le Moulin éponyme. Voilà 10 ans le seul vrai témoin, Lucien Albuisson acceptait de revenir sur cette tragédie. Cet espace est resté tel que l’incendie détruisit les bâtiments le 8 avril 1956. Ce dimanche matin, il est environ six heures, Lucien Albuisson est déjà levé. Il a promis au cantonnier Dandurand, là-haut sur la route de Maurines de lui aider à couper du bois. Son fils dort, sa femme aussi. Il évite tout bruit. Prend le seau et descend l’escalier sans fermer la porte comme il le fait souvent... Jette un œil au ciel en sortant. La fontaine d'eau chaude est à 50 mètres au-dessus du Remontalou. Il remplit son récipient. Presse le pas dans la froidure de l'aube. Il a encore gelé cette nuit-là, à pierre fendre. Revient vers l'immeuble. Le moulin est désaffecté, la boulangerie a cessé son activité, seul l...
Jean-Baptiste Bouillet en 1832 dans son « Itinéraire minéralogique et historique de Clermont-Ferrand à Aurillac, par Massiac, Saint-Flour, Chaudes-Aigues, Murat, etc en les pages 24 à 36 » avait vu des femmes laver leur linge prés de la Bonde du Moulin, dans le lit du ruisseau où des petites sources chaudes et des dégagements gazeux échauffaient l'eau courante à condition de l'agiter fortement. En 1952 l’Amicale Parisienne des Enfants de Chaudes-Aigues édifie un lavoir couvert alimenté par une eau avoisinant les 65 °C. Un lavoir couvert et bien aménagé mettait à leur disposition eau chaude et eau froide dans les grands bassins cimentés d'où s’élevaient, s’élèvent toujours des nuages de vapeur. Des travaux de rénovation, par une équipe de l’intercommunalité entamés depuis plusieurs mois s’effectuent selon les besoins du tourisme pour une mise en accessibilité, visibilité et sécurité des visiteurs
Les cloches pour bovins, bien plus que de simples ornements folkloriques, sont des outils de travail essentiels pour les éleveurs, particulièrement en zone de montagne. Elles allient tradition, utilité pastorale et savoir-faire artisanal. Corentin Cros après des études agricoles sanctionnées par les diplômes idoines, a dévié de son chemin le jour où il s’est intéressé aux accessoires au cou des cavicornes. Si l’image d’Épinal nous montre des vaches parées de sonnailles pour le plaisir des yeux, leur nécessité reste avant tout technique : dans le brouillard, la forêt ou les reliefs accidentés, le son permet au berger de retrouver ses bêtes sans les voir. Le tintement éloigne certains prédateurs et signale la présence du troupeau aux randonneurs ou aux chasseurs. Lors de la transhumance, les plus belles clappes, portées sur des colliers en cuir brodés, célèbrent la montée ou la descente de l’Estive. Il existe deux grandes familles de « cloches » que l’on distingue par leur mode...