Rejoindre un cercle des aînés (ou club du troisième âge) offre de nombreux bénéfices qui touchent aussi bien à la santé mentale qu’au bien-être physique. C’est avant tout un rempart efficace contre l’isolement. Celui d’Anterrieux correspond tout à fait à cette définition. Il procédait dernièrement à son assemblée générale en la salle des fêtes du village. Une grande tablée des présents démontrait l’intérêt des adhérents pour leur amicale. Marcel Chastang, le maire, assistait aux travaux de l’association et venait dire toute sa reconnaissance au groupe pour son animation et ses ateliers sur la commune et son sens de l’accueil. Le président Jean Raynal ouvrait le rendez-vous par une minute de silence accordée aux défunts de l’année précédente. Il lisait le rapport d’activités. La couture, forte de ses 18 participants, tient le succès tout au long de l’année grâce à une augmentation régulière de ses membres. D’excursions en réunions interclubs avec des visites de musée : l...
Les riverains du Bés est une association loi 1901, fondée en 2003. Ses objectifs principaux se portent sur la protection de l’environnement et des paysages, notamment face à l’implantation de structures nouvelles. Participation, aux côtés d’autres organisations locales, au suivi des projets d’installation de centrales éoliennes et photovoltaïques, en raison de leurs impacts potentiels sur les horizons, l’hydrologie, le tourisme. Outre les interventions menées depuis sa création, l’amicale a conduit ou accompagné de nombreuses initiatives, parmi lesquelles des actions culturelles et patrimoniales entre 2014 et 2022. Par ailleurs l’association a initié ou contribué à plusieurs expositions publiques et conférences : quatre siècles de Mémoire régionale (Fournels, 2014), Préhistoire de l’Aubrac (Mende, Nasbinals, Maison de l’Aubrac, Chaudes-Aigues), Couture en Caldaguès, transmission des savoir-faire (Chaudes-Aigues, 2016), Filons en Aubrac (Maison de l’Aubrac, 2019). L'entrepri...
À Anterrieux, l’accueil s'avère toujours chaleureux. Vendredi soir, malgré une température mordante et un vent bien décidé, la salle des fêtes offrait un contraste saisissant : une atmosphère douce, lumineuse, presque vibrante. Une trentaine de spectateurs s’y étaient rassemblés pour écouter l’Ensemble de saxophones et l’Atelier Impro du Conservatoire de Saint‑Flour Communauté. Lesquels avaient apporté un peu du monde, un peu d’ailleurs. La veillée s’ouvre avec Palladio de Karl Jenkins, œuvre devenue emblématique depuis sa diffusion planétaire en 1993 pour la campagne « A Diamond Is Forever ». Le périple se poursuit avec une Milonga du mélodiste altiligérien William Sabatier, avant une escapade du côté de Cordoba, en Andalousie, qui vient clore une première partie riche en couleurs. Le second set prend un virage jazz. On y retrouve Cantaloupe Island, standard d’Herbie Hancock enregistré en 1964, puis l’élégant Ida Lupino de Carla Bley. Le public découvre également une co...
Depuis près de quarante ans, Le Grand Parcours s’avance comme une longue respiration dans le paysage, une pulsation qui relie les plateaux aux vallées, les monts du Cantal aux immensités de l’Aubrac. Il chemine, il s’étire, il s’élève, il descend, il épouse les courbes du monde comme on suit les lignes d’une main ancienne. Et chaque année, ceux qui le foulent sentent qu’ils ne marchent pas seulement sur un sol : ils marchent dans une histoire. Car ici, l’Aubrac n’est pas un décor. C’est une présence. Une force lente, façonnée par des siècles d’agropastoralisme, par les pas des troupeaux, par les gestes des hommes, par le vent qui polit les pierres et les âmes. Un territoire qui ne se contente pas d’être préservé : il invente, il inspire, il murmure à ceux qui l’écoutent que d’autres vies sont possibles. Le Grand Parcours est né de cette intuition-là : qu’un chemin peut rassembler ce que les frontières séparent, qu’un sentier peut devenir trait d’union entre trois départements, deux r...