À la Fontaine de Grégoire, l’art et l’histoire coulent de la même source


À Saint‑Urcize, dans le Cantal, la Fontaine de Grégoire n’est pas une fontaine au sens commun du terme, mais le nom d’une demeure de prestige installée dans une bâtisse habitée par plus de deux siècles d’histoire. Édifiée en 1788 par un notable pour sa fiancée, la maison a traversé les époques avec son lot de drames et de renaissances. Son propriétaire fut exécuté pendant la Révolution. Elle devint ensuite un couvent d’ursulines, puis une école primaire privée mixte jusqu’en 1999.

Rachetée en 2000, elle a été entièrement restaurée et transformée en maison d’hôtes, retrouvant une seconde vie sans renier la première. Pour en saisir toute la mémoire, il faut rencontrer Fred Pullini, maître des lieux et passeur d’histoires.

Aujourd’hui, il propose une exposition installée dans le grenier, autrefois dortoir de l’école. On y entre comme dans un cocon de culture et d’anecdotes, sous un faîtage de près de six mètres, rénové de fond en comble. Le blanc éclatant des murs amplifie la lumière qui traverse les deux baies vitrées opposées.

Un vrai bonheur pour les photographes.

La rétrospective met notamment à l’honneur Guy Sounillac, peintre à l’huile.

« Compte tenu de mon âge, j’ai essayé toutes les techniques et toutes les modes », confie‑t‑il.

« Le pointillisme m’a séduit par sa capacité à aller chercher les ombres et les splendeurs, à accentuer la profondeur de l’Aubrac et ses mille couleurs des quatre saisons. Je pratique ce métier depuis toujours, comme mon père. J’ai sans cesse vécu dans les pots de peinture. »

Il est entouré de Jean Nicolas, enfant du pays, de Patrick Perret, aquarelliste, ainsi que de Serge Bonnet (peinture à l’huile) et Gérard Fournier, peintre et sculpteur. Ne manquez pas ce rendez‑vous singulier dans un lieu où l’histoire de France semble encore vibrer dans les murs, restauré avec un soin remarquable parfaitement adapté à ce type d’exposition.

Accès libre tous les jours de 14 h à 18 h.

 


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