La cité thermale cartographie son sous‑sol

 


Depuis quelques jours, un étrange équipage arpente les rues et les places de la station thermale. On les voit pousser une sorte de fauteuil roulant chargé de bombes de peinture multicolores, tandis que deux techniciens pointent vers le sol un appareil mystérieux. De quoi intriguer les habitants : que cherchent‑ils exactement ? Que peut‑on bien cacher sous la route, l’avenue ou les parkings ?

Rien de secret, en réalité. L’équipe est chargée de recenser l’ensemble des réseaux souterrains : conduites d’eau chaude et froide, égouts, lignes électriques, câbles téléphoniques. Une opération indispensable pour mieux connaître l’infrastructure de la citée.

Le travail se déroule en plusieurs étapes. D’abord, les techniciens ouvrent plaques et « chambres » afin d’établir un premier état des lieux de tout ce qui est visible. Vient ensuite l’utilisation d’un émetteur électromagnétique, qui permet de repérer les réseaux électriques et de télécommunication. Les câbles ainsi identifiés sont exclus des recherches suivantes, consacrées à la détection par géoradar. Cet appareil envoie une onde dans le sol, un peu comme un sonar, et analyse le signal renvoyé pour révéler la présence d’objets ou de conduites enterrées.

« Nous voyons ce qui se trouve dans le sol sans en connaître la nature. Nous procédons ensuite par élimination, en identifiant à l’œil nu les conduites d’évacuation d’eaux usées ou pluviales et les autres réseaux. Nous sommes aussi géomètres, et nous cartographions l’ensemble », expliquent les deux spécialistes.

Au fil de leur avancée, ils marquent le revêtement de signes énigmatiques aux couleurs codifiées : bleu pour l’eau potable, marron pour les égouts, rouge pour l’électricité, vert pour le téléphone, violet pour l’eau chaude, rose pour les éléments divers encore indéterminés. Autant d’indications qui permettront ensuite de dresser un inventaire précis des passages et des emplacements.

Connaître avec exactitude la position des conduites et adductions est essentiel : cela permet d’organiser les travaux, d’éviter retards et surcoûts, d’optimiser la conception des futurs aménagements. Le document final contribuera aussi à prévenir les accidents, limiter les coupures de service et garantir la sécurité des chantiers, notamment en vue des prochaines opérations de mise aux normes du réseau d’assainissement.

C’est la société Bbass, basée à Montpellier et spécialisée dans ce type d’intervention, qui réalise actuellement ces relevés avant de produire la cartographie complète et de remettre les documents à la municipalité.

 



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