Comme chaque été, la médiathèque ouvre ses cimaises aux talents de l’atelier intergénération. Cette année, ce sont Mireille et Marie‑Claude qui ont l’honneur d’habiller les murs de la bibliothèque. Lorsque le journaliste arrive, il ne s’attend pas à être réquisitionné pour participer à l’accrochage des œuvres sur « les grilles ». Le voilà pourtant embarqué dans une chorégraphie improvisée avec ces deux dames qui observent, commentent, ajustent… et sourient avec le renfort solidaire de Véro, la médiathécaire. Très vite, un mystère s’installe. Impossible de savoir qui a peint quoi. Un clown malicieux, une guitare posée comme un souvenir, des paysages enneigés, des jonquilles éclatantes, un perroquet bavard, des poissons multicolores, une fenêtre aux volets bleus, une gondole glissant sur Venise, des gouttes suspendues… Rien ne trahit la main de l’une ou de l’autre. L’interrogatoire tourne court : leurs réponses sont des sourires, leurs silences des complicités. Ont‑elles décidé de...
À une heure du vernissage, chapelle des Pénitents, Florence Arnold nous accueille avec le sourire, une pointe d’humour au coin des lèvres. Elle découvre la région pour la première fois : « Je suis née en Alsace, en France », précise-t‑elle, avant de laisser remonter les souvenirs. Un mois après sa naissance, sa famille quitte la France pour la Côte d’Ivoire. Son père, souvent en déplacement en Afrique pour la construction de barrages, entraîne avec lui son épouse et ses deux filles. Côte d’Ivoire, Cameroun, Algérie : une enfance nomade, faite de départs et de poussière rouge. « Moi, j’adorais bouger », confie-t‑elle. « Pour ma petite sœur, c’était plus difficile ». De ce destin de terre et de rencontres, elle a tiré une identité ouverte, presque sans frontières : une citoyenne du monde. Ce mouvement perpétuel a façonné sa recherche artistique, nourrie de cultures croisées et d’apprentissages glanés auprès des autres. Cette mobilité entre l’Afrique et l’Europe lui donne une ...
Un escape game, c’est une porte que l’on ouvre sur un autre monde. À Chaudes-Aigues, cette issue s’agrandit au détour d’une ruelle, là où la localité mêle la douceur de ses pierres, la chaleur de ses sources et le murmure de son histoire. Le Secret de Rose , le nouveau jeu d'évasion du village, s’inscrit dans cette atmosphère singulière : une expérience feutrée, sensible, presque intime, loin des fracas de l’horreur ou des univers futuristes. Ici, chaque énigme semble avoir été sculptée dans la mémoire du lieu, comme si la ville elle-même vous soufflait ses ambiguïtés. Le principe est simple : vous et vos compagnons — deux à quatre explorateurs — êtes « enfermés » dans une pièce. Une mission vous attend, un mystère vous appelle. Soixante minutes (ou un peu plus si vous le souhaitez) pour fouiller, comprendre, assembler, et finalement vous échapper. Soixante minutes pour devenir les protagonistes d’une histoire qui ne se vit qu’une fois, dans ce village où l’onde bouillonne sous l...