Une soirée de nostalgie avec la légendaire Nellie Oleson
Personnage inoubliable de la télévision, Nellie Oleson demeure l’une des antagonistes les plus marquantes du petit écran. Interprétée par Alison Arngrim dans la série culte La Petite Maison dans la prairie, elle incarnait à merveille le contrepoint riche, capricieux et manipulateur à la sincérité lumineuse de Laura Ingalls. L’adaptation était si convaincante qu’à l’époque de la diffusion originale, Alison Arngrim se faisait parfois huer en public — preuve que son jeu touchait juste.
Loin de renier cet héritage, l’actrice l’a embrassé avec humour et autodérision, notamment dans ses mémoires La petite Garce de la prairie, où elle raconte les coulisses du tournage et son amitié indéfectible avec Melissa Gilbert.
Aujourd’hui, Alison Arngrim sillonne la France, remplissant les salles dans les villages les plus reculés. Samedi dernier, elle faisait halte au cinéma La Source, où près de deux cents spectateurs étaient venus l’applaudir. Pendant deux heures, accompagnée de Patrick Loubatière, elle a offert un véritable voyage dans le temps, une promenade joyeuse et complice au cœur des années 80.
Tout y passait : les séries cultes, les messages promotionnels d’époque, les chansons, les souvenirs partagés… et surtout cette douce nostalgie que l'auditoire savourait avec un plaisir évident. Les deux artistes, parfaitement en phase, faisaient revivre des pans entiers de mémoire collective, ponctués bien sûr de quelques séquences de La Petite Maison dans la prairie, toujours diffusée dans de nombreux pays.
Le récital, résolument interactif, invitait la salle à participer à des quiz, à reconnaître un chanteur de publicité devenu plus tard l’auteur des chansons de Gold, ou encore à entonner des génériques familiers. Les spectateurs d’un certain âge retrouvaient leur jeunesse, mais les cadets — venus avec maman ou mamie — ne perdaient pas pied. Tous tapaient dans les mains, riaient, répondaient aux jeux, et se laissaient emporter par l’énergie communicative du duo.
À la fin de la séance, chacun voulait s'en aller avec un souvenir : une photo dédicacée, un opuscule sur les secrets de tournage, un mot échangé avec la « petite garce » la plus célèbre de la télévision. La longue file d’attente qui se formait devant Alison Arngrim témoignait d’un engouement intact, presque tendre, pour cette figure qui a marqué plusieurs générations. Une soirée hors du temps, où l’on repartait le sourire aux lèvres et le cœur un peu plus léger.



