Vernissage 2026 du CLAC, Chapelle des Pénitents

 


Le commissaire de l’exposition, Éric Vassal, a ouvert la séance en rappelant la singularité intrinsèque du CLAC : vingt-deux années de fidélité, et près de 2 500 visiteurs chaque été, du 14 juillet au 15 août. Cette fréquentation s’avère exceptionnelle pour une commune rurale et thermale. Chaudes‑Aigues a su devenir, au fil du temps, un véritable lieu de rendez-vous pour l’art contemporain.

Il a évoqué les rencontres « hors les murs » organisées en hiver à Paris, manière d’ « amener Chaudes‑Aigues à Paris » et de faire rayonner le territoire au-delà de ses frontières.

Puis il a esquissé le portrait de Florence Arnold, arrivée de Marrakech avec la puissance étonnante de son œuvre. C’est la troisième fois que la chapelle accueille une installation in situ, pensée pour dialoguer avec l’espace « sacré » des Pénitents.

À l’extérieur, Rémi Uchéda, artiste singulier, réinvente les objets du quotidien. Ses réalisations, visibles place au Beurre et vers la Source du Par, prolongent la présentation dans les rues du village. « Aux beaux jours, Chaudes-Aigues devient le centre du monde de l’art d’aujourd’hui », a-t-il glissé avec un sourire, louant les bénévoles qui rendent possible ce type d’initiative.. »

La plupart des artistes connaissent déjà Chaudes‑Aigues avant d’y exposer.

Béatrice Rocher, adjointe, excusait Monsieur le maire retenu ailleurs et saluait « le travail remarquable du CLAC ». Grâce à l’engagement de l’association, la commune accueille chaque été des artistes de renommée nationale, parfois internationale, faisant de Chaudes‑Aigues un lieu où patrimoine et création contemporaine se rejoignent dans une démarche accessible à tous.

 

 

Le Sous‑Préfet, Romain Hèlard, heureux et ravi de l’invitation, a dit apprécier particulièrement les triptyques présentés.

Le président de Saint‑Flour Communauté, Philippe Delort, a rappelé que l’art contemporain provoque toujours une double expérience : un effet immédiat, par son impact esthétique, et une réflexion plus profonde, née de la rencontre avec l’œuvre. Ces deux dimensions essentielles trouvent ici un terrain idéal.

Florence Arnold a exprimé son bonheur en découvrant les photos de la chapelle avant son arrivée. Les visiteurs pourront parcourir son installation de manière immersive, accompagnés de la musique spécialement composée pour l’événement. Elle a remercié chaleureusement le CLAC pour sa réception et sa gentillesse.

Rémi Uchéda, de son côté, a insisté : « vous devez continuer ». Ses « bouquets de piquets » et « cactus de piquets », « voire l’andaineur, » témoignent de son monde insolite, où la matière devient geste, tension, poésie. Cette édition réunit deux univers singuliers dans un dialogue sensible avec le territoire thermal.

Éric Vassal rappelait cette assertion qui résonne particulièrement dans un village qui ose, année après année, accueillir la création contemporaine : « Il n’est pas nécessaire d’espérer pour entreprendre ni de réussir pour persévérer. »

 

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