Professionnel jusqu’au bout des doigts, Jean‑Luc Girod mène sa vie de photographe entre deux mondes : la ville, où il travaille et la campagne, où il retrouve son oxygène. Cet oxygène porte un nom : l’Aubrac. Il y a vingt‑six ans, une simple randonnée familiale a tout fait basculer. « Nous avions marché de gîte en gîte et l’Aubrac s’était imposé à moi, rude, lumineux, fascinant », confie‑t‑il. C’était en l’an 2000. Depuis, ce territoire est devenu son refuge, son atelier intérieur, au point qu’il y vit désormais une partie de l’année, dans le hameau de Saint‑Urcize. Là, derrière les pierres de granit de la vieille fermette, au coin du feu, il rêve, imagine, prépare les images à venir. Après avoir patiemment saisi les saisons qui balayent ces terres rudes comme l’écir, Jean-Luc Girod a ressenti le besoin d’aller plus loin : mettre en lumière les femmes et les hommes de l’Aubrac, ceux qui vivent au rythme des bêtes, du froid, du vent, de la patience. Beaucoup sont devenus des a...
À Intergénération, la fin de saison n’a rien d’un au revoir discret : c’est une véritable fête du vivre‑ensemble , un bouquet final avant l’été. L’association, toujours pleine d’élan, s’apprête à refermer une année riche en rencontres, en ateliers et en découvertes, avant de laisser place au soleil et au repos bien mérité. Pour célébrer cette parenthèse estivale, une centaine d’adhérents se retrouvaient à la salle Beauredon pour un repas chaleureux, préparé avec soin par Le Caldagués . Les rires ont fusé, les conversations ont dansé d’une table à l’autre, et l’ambiance avait ce parfum de convivialité qui fait la marque d’Intergénération. Cette deuxième saison menée par la nouvelle équipe s’achève sur un bilan éclatant : de nouveaux ateliers, des sorties toujours plus variées, des projets qui ont pris vie avec enthousiasme… Rien n’a ralenti, tout a vibré. Et la fête n’est pas tout à fait terminée. Il reste encore le voyage dans le Jura , quelques ateliers à finaliser, et surtout ...
On entre dans les Gorges du Tarn comme on pousse une porte ancienne : sans bruit, avec un léger frisson, en sachant que quelque chose va se passer. La barque glisse, presque timide, sur l’eau claire. À l’avant, un batelier — un enfant du pays, un vrai. Il connaît chaque anfractuosité de la roche, chaque souffle d’oiseau, chaque remous qui trahit la présence d’une truite. On sent qu’il a grandi ici, que les gorges sont pour lui une seconde peau. Les parois se resserrent. Les fameux Détroits apparaissent comme un secret qu’on aurait mérité. On avance dans ce couloir minéral où l’eau semble plus limpide qu’ailleurs, comme si elle avait décidé de se montrer sous son meilleur jour. Depuis la fin du XIXᵉ siècle, les barques à fond plat suivent ce même chemin, portées par les mêmes gestes, les mêmes histoires transmises de père en fils. Puis, presque sans transition, le récit bascule vers une autre tradition, plus gourmande, mais tout aussi enracinée. À Banassac, non loin de la Canourgu...
De 8 h à 18 h, ce sera un dimanche qui s’ouvre comme une porte sur l’été. Anterrieux s’éveillera au bourdonnement des stands qu’on installe, aux éclats de voix qui se répondent, aux trésors oubliés qui retrouvent la lumière. Autour de la place, les Pierres blanches d’Anterrieux tisseront cette journée de rencontres et de sourires, tandis que les pas vifs et les notes anciennes de la Bourrée du Caldaguès feront danser l’air lui‑même. Des éclats d’hier, des regards d’aujourd’hui. Les véhicules anciens, fiers comme des souvenirs en mouvement, s’aligneront sous le soleil, offriront à chacun un voyage dans le temps. Pour les exposants, les emplacements seront gratuits, comme une invitation à partager ce que l’on a aimé, ce que l’on transmet, ce qu’on laisse partir. Le repas — sur réservation (places limitées) 20 € par personne — vin non compris. Un menu qui sent la mer, la braise et la fête : • Brasucade de moules • Frites dorées • Fromage du pays • Fraises ou glace ...